Les énergies de changement, c’est quoi au fait?

image énergieVoilà des mois et des mois que l’on peut lire, ici et là, que les énergies de changement sont en place, qu’il faut jeter le vieux pour laisser la place au nouveau, etc… À croire qu’un énorme coup de balai souffle sur l’humanité.

Et pourtant, chaque matin, en nous réveillant, nous avons l’impression que rien n’a bougé. En fait non, l’actualité est sans cesse en mouvement mais l’individu – et c’est bien normal, réagit d’abord à ce qui le concerne directement, à savoir son environnement proche. On a le même boulot, le même conjoint, les mêmes habitudes, les mêmes emmerdes.

Pour une partie d’entre nous, la Vie est ainsi et il n’y a pas de questions à se poser. Satisfaits ou non, certains s’en accommodent et sont réfractaires à tout changement. De ce fait, ils seront peu sensibles aux énergies éponymes et ce billet ne leur parlera donc pas.

Pour les autres, c’est beaucoup plus insidieux.

D’abord, il y aura eu une sensation de mal-être, de ne plus être à sa place.

Des choses, des situations, des comportements qu’on acceptait et qu’y passent de plus en plus mal.

Le sentiment que tout est bloqué. Que la vie s’est arrêtée. Que si on doit rester ainsi jusqu’à la mort, ce ne sera pas tenable.

Tout ça est venu progressivement, ça ne s’est pas fait du jour au lendemain.

Ensuite vient le constat; « il faut que ça change »…

« Ça« , c’est quoi? Nous? Notre manière d’appréhender les évènements? Notre but dans la vie? Famille, conjoint, boulot, cadre de vie, idéal, mission de vie? On a l’embarras du choix.

L’énergie de changement, c’est ce flux puissant qui va nous faire prendre conscience des dysfonctionnements de notre vie, quels qu’ils soient et nous aider à effectuer les ajustements importants pour y remédier.

Nous avons tous ressenti un jour ou l’autre des énergies de blocage, de stagnation, où chaque initiative équivaut à soulever un âne mort.

L’énergie de changement, c’est tout le contraire. Elle va nous pousser mais aussi nous diriger vers des terres inconnues…

La seconde phase est cruciale car on est confronté au CHOIX. Soit on laisse les choses en l’état, soit on rebat les cartes quitte à provoquer des dégâts collatéraux. Or rebattre les cartes signifie aussi aller vers l’inconnu. De même que ne rien changer implique se maintenir dans un état d’insatisfaction, voire de souffrance à long terme.

Pendant ce temps, les énergies de changement vont frapper à la porte avec insistance et augmenter la sensation d’inconfort, un peu comme dans un vêtement qui serait devenu trop serré mais que l’on s’oblige à porter au prétexte qu’il en a toujours été ainsi et qu’on ne sait comment s’en procurer un autre. Émotionnellement, c’est épuisant car on va faire le yo-yo: un coup, j’y vais. Un coup, j’y vais pas.

L’avantage de ces énergies, c’est qu’elles développent la créativité mais seulement si on a décidé de les accueillir et de se servir de leur souffle. Elles insufflent aussi un courage qui faisait défaut et qui permet de pousser une porte, histoire de voir si on ne pourrait pas y glisser un pied. Tout cela favorise l’éclosion d’idées, permettent des rencontres et des opportunités qui permettront d’avancer, peu à peu, sur la nouvelle route.

Pour ceux qui résistent et qui s’accrochent à l’idée que l’on ne défait pas ce qui est, l’épreuve est rude. Ils voient la porte de sortie à portée de main mais refusent de s’en approcher, bridés par des barrières morales, émotionnelles ou matérielles. En réalité, ils n’ont pas compris qu’il suffirait d’un premier pas pour que le mécanisme de déblocage se mette en place. Ceux-là vont laisser passer leur chance, elle ne se représentera pas. Il pourra y avoir des petits influx pour des changements mineurs mais une Force 5 telle que nous la vivons en ce moment, ce ne sera pas pour tout de suite.

Il existe plusieurs moyens de vaincre ses peurs et ses blessures. Le Tarot permet de les identifier et d’analyser leur impact. Mais en aucun cas, il ne fera le travail à la place de la personne concernée. Il donnera une feuille de route, permettra d’y voir clair mais on est libre de suivre ses conseils ou pas.

De même qu’il serait vain d’attendre un quelconque miracle de l’Univers, de la Loi d’attraction et tutti quanti. Il a déjà eu lieu quand l’autre route s’est dévoilée. Si on refuse de l’emprunter, l’Univers en conclut que vous êtes bien comme vous êtes, là où vous êtes et se détourne de vous. Débrouillez vous.

En revanche, pour ceux et celles qui auront choisi le sentier inconnu, même à tout petits pas, même avec des temps de halte un peu prolongés, ceux-là se verront offrir mille et une petite lumières comme autant de repères rassurants. L’Univers sait qu’il faut aider à garder le cap.

Cette grosse période propice au changement est en train de se terminer, bientôt viendra le temps des actes concrets destinés à porter des fruits. Si vous êtes en période de doute, d’hésitation et de questionnement bien légitimes, n’hésitez pas à vous faire aider, un éclairage extérieur peut être déterminant pour clarifier une stratégie.

Allez, hauts les coeurs, on hisse les voiles et on tient le cap!

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Savoir poser la bonne question au Tarot

voyanteSi j’ai décidé d’écrire cet article, c’est que j’ai remarqué que beaucoup de consultants vivaient des situations qui se prolongeaient dans le temps: pas de boulot, vie sentimentale aussi vide que le crâne de Hollande, finances à plat et j’en passe. Ça m’est arrivé et à vous aussi, j’en suis sûre.

Tout naturellement, quand on décide de consulter le Tarot, on désire savoir quand prendra fin la traversée du désert, surtout quand le chameau menace d’être à sec. S’ensuivent donc la série de questions habituelles:

  • Quand vais-je retrouver un emploi?
  • Ma situation financière s’améliorera t’elle?
  • Vais-je enfin trouver l’amour?

Or bien souvent, je remarque que la situation s’éternise et que plusieurs mois après, le consultant en est toujours au même point et ce, même après un tirage favorable. Certes, nous savons tous qu’il est impossible de dater mais là n’est pas la question. Non seulement rien n’a changé mais le consultant baigne toujours dans l’anxiété, cette fois mâtinée de frustration.

J’ai déjà eu l’occasion de parler de la Loi d’Attraction. Pour faire court, on attire à soi ce que l’on est. Postures négatives ou tout simplement pas adaptées trouveront un écho cinglant dans l’Univers. Et notre pauvre consultant se retrouve bien démuni car sans aucun recul sur lui, il est dès lors très difficile de savoir quels points travailler et comment.

Depuis que je fais du coaching/guidance pour aider à rompre les spirales infernales, je me suis mise à utiliser mes cartes différemment. Je m’en sers pour voir ce qui bloque dans la posture du consultant et ainsi, je suis à même de conseiller EFFICACEMENT pour stopper le processus et avancer vers l’harmonie. Au lieu de demander si X va enfin rencontrer l’Amour, je préfère regarder ce qui pourrait être mis en oeuvre pour l’aider à aller dans cette direction.

Si vous êtes dans cette situation de blocage et que avez l’impression que tout vous échappe, il peut être utile de solliciter le Tarot mais de la manière suivante:

 » Que dois-je faire/mettre en oeuvre pour modifier ma vie sentimentale/professionnelle/financière? »

Là est la question juste, celle qui cherche à identifier les points de dysfonctionnement pour y remédier.

Vous serez surpris de la pertinence et de la précision des réponses…

Mais ce n’est pas tout que t’entendre les conseils. Encore faut-il les écouter… et les appliquer.

 

 

Les quatre accords Toltèques

Les 4 accords toltèquesIl y a quelque temps, j’ai vécu une situation que vous devez tous avoir connue, au moins une fois dans votre vie: une personne qui m’est très chère et avec laquelle j’ai des relations quotidiennes et chaleureuses, a semblé prendre des distances. Moins de nouvelles, plus trop le temps de papoter, bref plus disponible. Tout cela sans être désagréable mais le courant ne passait visiblement plus de la même manière.

Au lieu de lui demander ce qui se passait, si tout allait bien, je me suis murée dans le silence, fidèle la devise « never complain, never explain » et me suis mise à échafauder mille et un scénarii tous plus désagréables les uns que les autres: elle ne me trouvait finalement pas assez bien pour elle, nos relations n’avaient aucune importance, ce n’était qu’une personne superficielle peu digne d’intérêt… Tout ceci aboutissait à une remise en cause de ma propre estime et a fini par engendrer une rancoeur mêlée de colère. Une forte envie de lui lancer des piques assassines s’est mise en place – je peux avoir le verbe très féroce – et heureusement  que j’ai eu assez de sang-froid pour me maîtriser car cela aurait pu avoir des conséquences difficilement réparables.

Quelques jours après, durant lesquels j’étais une cocotte-minute en sur-régime (et malheureuse et blessée, et tutti quanti), j’ai enfin eu de ses nouvelles. Elle était tout à fait à l’aise, avait eu de gros soucis de travail, une surcharge professionnelle avec des urgences à régler qui lui avaient bouffé son temps et son énergie. Elle était ravie d’avoir pu en venir à bout et de pouvoir enfin reprendre notre rythme habituel. On était carrément aux antipodes de mes délires romanesques…

Tout ceci avait duré fort peu de temps, 3 ou 4 jours tout au plus, mais cela avait suffi  à me perturber plus que de raison et si je n’avais finalement pas pris sur moi pour ne pas réagir, j’aurais pu briser une belle relation par des réactions disproportionnées et surtout sans aucun fondement.

Comme ce n’était pas la première fois que cela se produisait, j’ai pris conscience que je dysfonctionnais et que ça entrainait une souffrance aussi inutile que pas justifiée. Lassée d’alimenter mon propre petit enfer personnel, j’ai décidé d’en parler à une amie thérapeute qui m’a conseillé la lecture des « Quatre accords Toltèques« .

J’avoue que j’étais assez réticente à cette idée car en ce moment, on voir fleurir bon nombre de bouquins envahis de préceptes amérindiens et autres, dont beaucoup sont aussi denses que le vide absolu. Finalement, je me suis laissée tenter par une version de poche à 6,60 € en me donnant pour argument que, si c’était à tomber des mains, ça serait utile aux toilettes. En fait, je craignais d’être assommée de citations telles que « derrière la nuit, il y a le Soleil » ou « Tiens ta route et marche tout droit« …

Dieu merci, ça n’a pas été le cas.

L’auteur, Don Miguel Ruiz, est un chirurgien mexicain. Sa mère était guérisseuse, son grand-père, chaman. Au début des années 70, il a vécu une NDE (expérience de la mort imminente) et a « décidé de changer de vie » comme cela se produit souvent en de pareilles circonstances.  La petite biographie du 4e de couverture explique qu’il s’est « dès lors consacré à la maîtrise de la sagesse ancestrale. Il est maintenant devenu un nagual de la lignée des chevaliers de l’Aigle, voué au partage de sa connaissance des enseignements des anciens Toltèques ».

Les quatre accords sont en fait des contrats de mode de vie qu’on se passe avec nous-mêmes. Ils se résument en quelques mots mais leur portée est sans limite:

  1. Que votre parole soit impeccable
  2. Quoi qu’il arrive,n’en faites pas une affaire personnelle
  3. Ne faites pas de suppositions
  4. Faites toujours de votre mieux

L’idée générale est d’arriver à une « désensibilisation émotionnelle » afin d’éliminer peu à peu les sentiments négatifs engendrés par la mésestime de soi. En guise de préambule, Miguel Ruiz explique que nous autres, humains, sommes domestiqués dès l’enfance par les adultes qui nous inculquent un système de croyances auquel nous donnons notre accord: nous acceptons d’être jugés, nous nous soumettons au punitions/récompenses et ce, au détriment de nos tendances naturelles. Ce système de croyances, dit l’auteur, est « comme un  Livre de la Loi qui régit notre esprit » même s’il va à l’encontre de notre nature intérieure. Le Livre de la Loi nous dit quoi faire, quoi penser, quoi ressentir. Et si nous y contrevenons, nous subissons la réprimande, la culpabilité et la honte, le tout dominé par la peur, chaque erreur étant payée non pas une mais plusieurs fois.

Or, la peur est la mère de la jalousie, de l’envie, de la haine. Et pourtant, nous avons conclu des accords de vie avec ce fameux Livre de la Loi, ce qui nous conduit inévitablement à nous maltraiter nous-même en raison de l’image de perfection imposée par le Livre de la Loi. La seule solution est de les rompre et de les remplacer par d’autres, en adéquation avec notre personnalité.

Concrètement, en quoi cela consiste t’il?

  • Que votre parole soit impeccable

Pour Miguel Ruiz, notre parole est notre « pouvoir créateur« . D’où son importance: c’est une arme à double tranchant qui peut créer les rêves les plus beaux ou au contraire, tout détruire.

Impeccable signifie « sans péché« . Par « péché », Miguel Ruiz entend « ne pas l’utiliser contre soi-même« : en insultant autrui, on pense utiliser sa parole contre lui mais en réalité, on la retourne contre nous puisque qu’elle engendrera une agressivité, une haine dont nous serons l’objet.

J’ai vécu très précisément cette situation il y a quelques années. Il y avait dans l’immeuble où je vivais, une concierge, femme de nature très agressive et susceptible. Un jour, à la suite d’un malentendu, elle a eu une réaction vive à mon encontre, ce qui a suscité mon irritation: par une phrase bien sentie, je lui ai balancé une humiliation gratinée. J’étais très fière de mon fait d’armes, persuadée d’avoir utilisé à bon escient mon talent pour « le mot qui tue ». En réalité, le poison émotionnel que je lui avais envoyé s’est retourné contre moi: cette femme m’a voué une haine tenace et n’a eu de cesse de me harceler dès qu’elle me croisait et ce pendant plusieurs années. La rencontrer était devenu pénible et il a fallu qu’elle s’en aille pour que le calme revienne. Ma parole n’avait pas été « impeccable ».

Miguel Ruiz conclut ainsi cet axiome: « vous pouvez évaluer le degré auquel votre parole est impeccable à l’aune de l’amour que vous avez pour vous-même. L’intensité de votre amour-propre et les sentiments que vous nourrissez envers vous sont directement proportionnels à la qualité et à l’intégrité de votre parole ».

En somme…si vous vous aimez, votre parole sera aimable.

  • Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle

Dans l’incident que je relate au début de cet article, j’ai fait une affaire personnelle d’une situation où je n’étais pas partie et qui m’était complètement extérieure, ce qui a généré toutes sortes d’émotions désagréables. Ce qui Miguel Ruiz appelle « importance personnelle », c’est l’importance que l’on se donne: «  s’accorder de l’importance, se prendre au sérieux, ou faire de tout une affaire personnelle, voilà la plus grande manifestation d’égoïsme puisque nous partons du principe que tout ce qui arrive nous concerne. Au cours de notre éducation, de notre domestication, nous apprenons à tout prendre pour soi. Nous pensons être responsables de tout. Moi, moi, moi, toujours moi! ».

En voici une illustration concrète: un jour, à la caisse du supermarché, la personne derrière moi voulait à tout prix déposer ses achats sur le tapis roulant sans attendre que j’ai terminé d’en faire de même. Je lui ai simplement demandé un peu de patience, sans énervement. Elle a aussitôt réagi de manière très virulente en s’en prenant à moi à grand renfort d’attaques personnelles mais je n’ai pas réagi car elle était visiblement dans un mauvais jour et cherchait à évacuer sa colère au moindre prétexte. Là, elle m’avait sous la main et ça tombait bien. C’était son problème, pas le mien et je ne me suis pas sentie visée. Quand j’ai raconté l’incident plus tard à mon mari, sa réaction a été de me responsabiliser: « mais tu as bien dû faire ou dire quelque chose? » Hé bien, non…Je n’étais pas responsable de sa réaction. Mais la domestication dont il a été l’objet dans son enfance a tout naturellement entraîné ce postulat: j’étais FORCÉMENT responsable de l’attitude de cette femme.

Miguel Ruiz va encore plus loin dans l’application de cet accord. Selon lui :

– inutile d’imposer ses opinions à autrui car ce que pensent les autres ne regardent qu’eux-mêmes, en fonction des accords qu’ils ont conclus

– ne pas prendre les compliments pour soi parce que, de toute façon, on sait ce que l’on est (notez que c’est efficace contre la prise de melon…)

– ne pas écouter ses pensées contradictoires qui n’entraînent que de la confusion

– ne pas s’offusquer du mensonge des autres car celui qui agit ainsi le fait par peur. Vous devez vous faire confiance et choisir de croire ou non à ce que l’on vous dit.

En résumé…Vous n’êtes jamais responsable des actions d’autrui; seulement de vous-même.

  • Ne faites pas de suppositions

Je vous ai raconté un épisode qui s’est en fait reproduit maintes et maintes fois. Disons que celui-ci était le point culminant. Et vous l’avez sûrement déjà vécu vous aussi. Comme le résume fort bien Miguel Ruiz, « nous faisons des suppositions quant aux raisons d’agir d’autrui, nous les interprétons de travers, nous en faisons une affaire personnelle et nous finissons par créer un drame pour rien du tout ». Et à cela, s’ajoute la peur de demander des explications.

Pourquoi une telle attitude? Selon Miguel Ruiz, c’est parce que nos anciens accords d’éducation vont en ce sens: on a tous appris qu’on ne devait pas questionner et aussi que quand quelqu’un nous aime vraiment, il doit forcément savoir ce que nous voulons et comment nous nous sentons. À partir de là, il est évident que les sources de malentendus sont nombreuses. Et pour couronner le tout, nous justifions notre douleur émotionnelle en rendant l’autre responsable.

Ainsi, conclut Miguel Ruiz, le meilleur moyen de ne pas faire de suppositions est de…poser des questions!

  • Faites toujours de votre mieux

L’auteur l’expose simplement: « quelles que soient les circonstances, faites toujours de votre mieux, ni plus ni moins ». Et d’ajouter qu’en procédant ainsi, on n’a pas l’impression de travailler dur parce qu’on prend plaisir à ce que l’on fait. Il va encore plus loin en insistant sur la nécessité d’agir, de sortir de sa coquille et d’exprimer ses rêves. Faire de son mieux, passer à l’action sans rien attendre en retour entraîne, selon lui, de bien belles récompenses. Vivre ici et maintenant, sans la nostalgie d’un passé ou l’espérance d’un futur. Juste faire de son mieux.

Bon, je vous ai brièvement exposé les principes développés par cet ouvrage. Qu’en est-il dans la pratique?

J’avoue être assez d’accord avec la philosophie de liberté personnelle qu’induit l’application des accords toltèques. De nature, j’ai toujours eu une grande indépendance d’esprit et n’ai jamais apprécié les idées toutes faites, le politiquement correct et le terrorisme intellectuel qui domine en cette époque de bien-pensance officielle et de diktats en tout genre. Par ailleurs, les principes de cet ouvrage m’aident à canaliser mon caractère entier et facilement inflammable. Miguel Ruiz prévient d’emblée que la mise en oeuvre prend du temps mais qu’il faut y aller jour après jour en faisant de son mieux, justement!

D’après mon expérience, pas bien vieille il est vrai, je trouve que la « parole impeccable » n’est pas trop difficile à mettre en oeuvre. J’ai appris à moduler mon intonation, à éviter des formules facilement accusatoires (« pourquoi » remplacé par « quelles sont les raisons »), à formuler une objection avec plus de douceur, pas de manière péremptoire. Je constate que ça facilite la communication, les échanges sont plus fluides et ça fait du bien.

Plus difficile est la combinaison « affaire personnelle/supposition« . Si je n’ai aucun mal à m’affranchir de l’opinion et du regard des autres – c’est dans ma nature – en revanche, avec mon imagination fertile, les suppositions vont bon train. Je m’applique donc à laisser passer du temps pour que les choses se décantent et que mon erreur me saute au visage. Le travail sur le journal créatif est d’une grande aide pour cerner les peurs qui alimentent les suppositions. J’ai néanmoins fait quelques progrès mais la route est encore longue.

L’accord « faire de son mieux » est idéal pour la flemmarde que je suis, surtout pour les jours de petite forme. Je fais peu mais je m’applique et ce principe marche aussi pour les tâches ménagères à priori sans intérêt. S’appliquer à vider une machine de linge en pensant au plaisir d’avoir sous peu des vêtements propres, parfumés et bien repassés aide à enjoliver ce banal geste du quotidien. Franchement, je trouve que c’est un bon moteur car on trouve ainsi de l’intérêt à ce que l’on fait.

Alors, il y a quand même une réserve que j’émets…dans certains cas extrêmes, je trouve que ça peut conduire à une certaine forme d’insensibilité. J’ai pu le constater en visitant le site d’un des disciples de Miguel Ruiz qui propose des stages « toltèques » qui semblent d’ailleurs fort intéressant. Mais il a été jusqu’au bout dans leur application et la lecture de ses principes de vie m’a fait froid dans le dos. Notamment ses rapports avec ses amis, ses parents, sont déshumanisés et il pousse l’usage de la parole impeccable – qui proscrit le mensonge – jusqu’à avouer que si il ne téléphone pas pour prendre des nouvelles, c’est qu’il n’en n’a pas envie… Mais nous ne sommes pas obligés d’aller jusque là… Utiliser les « accords toltèques » pour simplifier ses rapports avec les autres et diminuer les sources de conflit, apprendre à s’aimer et à se respecter, c’est l’usage que j’ai choisi d’en faire.

Identifier ses maux: le cahier des mots

Mon cahier de mots...

Mon cahier de mots…

Bien souvent, j’ai des demandes de consultation par des personnes qui expriment un grand mal-être: tout leur semble bloqué mais surtout, elles ont le sentiment de ne pas être à leur place, que ce soit sentimentalement ou professionnellement. Cet état de fait génère une grande souffrance provoquée en partie par l’impossibilité pour elles d’identifier avec précision la cause et les effets de leur souffrance.

Je ne suis pas thérapeute mais comme bon nombre d’entre vous, je suis passée – et passe encore – par des moments difficiles. Un bref passage chez un psychologue m’a rapidement convaincue qu’il ne pourrait rien pour moi. Pendant des années, j’ai ainsi traîné des boulets dont les sources étaient très anciennes, adoptant de ce fait des postures faussées par rapport à mon entourage, ce qui provoquait…des réponses faussées et accentuait un peu plus mon désarroi.

L’écriture est mon autre activité et dans un premier temps, c’est ce qui m’a servi à me reconnecter à ce que l’on a coutume d’appeler « l’enfant intérieur », c’est à dire celui ou celle que l’on était avant que les expériences de vie ne dénaturent l’innocence originelle et sans peur du tout-petit. Mais une fois l’ouvrage en cours terminé, les vieux démons et leur cortège de désagréments existentiels reprenaient allègrement le dessus.

Lassée de terminer mes journées en mode négatif, j’ai alors décidé d’utiliser une méthode pas nouvelle mais qui a le mérite d’exister: acheter un joli cahier, un stylo tout aussi mignon et noter tous les petits bonheurs glanés ça et là. Les noter avant d’aller dormir, les relire le matin, permet au moins d’évacuer la sensation de pesanteur ressentie quand on a l’impression que rien ne va. Toutefois, cette méthode Coué littéraire a ses limites: si elle permet de se rendre compte que tout n’est pas si noir, elle est en revanche inefficace ou en tout cas insuffisante pour dénouer les fils des maux.

Continuant à éprouver le besoin de me rassurer, j’ai décidé d’élargir l’activité du cahier de mots en y transcrivant des citations, des extraits d’articles qui pourraient m’aider à reprendre pied et à y voir clair. Certaines d’entre elles m’ont beaucoup aidée, je la partage ici avec vous:

 » Vos peurs sont raccrochées à de vieux réflexes, ceux qui vous ont empêché de réaliser vos envies et de croire à vos rêves!

Vos peurs n’ont pas de racines dans le présent, mais elles sont installées dans le passé, voire même depuis votre enfance, si cela se trouve, ce ne sont même pas les vôtres!

Lâchez les, acceptez de vivre sans, pour voir…

Interrogez vous quand les choses traînent, si vous vous y êtes pris de la bonne manière…

Avez-vous mis en route un nouveau fonctionnement ou est-ce que vous surfez toujours sur vos anciens schémas?

Assumez d’être qui vous êtes.

Faites une chose après l’autre, mais faites! »

D’où une nouvelle utilité pour mon joli cahier: mettre des mots sur mes maux.

Concrètement, ça donne quoi?

  • lister point par point ce qui ne fonctionne pas…Exemple « je stagne professionnellement » ou « ma vie privée est un échec sans cesse renouvelé » ou encore «  j’ai le sentiment d’être de trop »
  • décrire les ressentis par rapport au vécu
  • établir si possible, une chronologie…depuis quand cela a t-il commencé? Le sentiment de mal-être remonte bien souvent à assez loin. Cette étape peut prendre plusieurs jours mais elle est indispensable pour remonter le fil de la pelote.

On peut alors isoler et identifier la source du mal-être: il faut l’écrire en détaillant le plus possible. Mettre un nom sur l’origine de sa douleur permet de l’affronter en face en ayant le choix des armes.

Voici un exemple:

SOURCE DE MON MAL-ÊTRE:

– absence du père

-sentiment d’abandon de la mère

CONSÉQUENCES:

– aucun paramètre de reconnaissance personnelle

– aucun critère de positionnement adéquat face aux autres

DEGÂTS PROVOQUÉS:

– demande affective trop importante

– besoin de protection exacerbé

– ces demandes étant formulées auprès de personnes n’ayant pas la capacité d’y répondre.

À ce stade, il est important de comprendre que si on n’a pas reçu la réponse que l’on souhaitait, ce n’est pas parce qu’on n’en n’est pas digne mais tout simplement parce que les personnes auxquelles elles étaient adressées n’étaient pas en mesure de les satisfaire.

Il est bien évident que la mésestime de soi est le fait générateur d’échec dans de nombreux domaines de la vie puisque l’individu se considère comme incapable ou non-autorisé à obtenir satisfaction.

En général, la solution consiste à éteindre le besoin pour ne plus faire de demande. C’est l’étape la plus difficile car la prise de conscience des croyances limitantes et erronées ne veut pas dire qu’on s’en débarrasse automatiquement. Ce serait si simple… Il y a un travail à faire sur le fait de couper les liens avec les personnes toxiques qui entretiennent cet état de doute et de peur et aussi sur la nécessité d’apprendre à s’aimer et avoir conscience de sa valeur. C’est à ce moment qu’il est judicieux et efficace de consulter un professionnel, la majeure partie du travail d’introspection ayant été accompli.

Aussi étrange que cela puisse paraître, le Tarot est d’une grande aide pour les consultants « perdus » qui n’ont pas encore parcouru ce cheminement. Il permet de situer la racine du mal assez rapidement et d’aiguiller ainsi la personne sur les pistes de sa réflexion. Il ne faut pas oublier qu’il est le reflet de l’âme…

Quand j’ai affaire à ce type de demande, j’effectue un tirage « à la volée » pour cerner les difficultés émotionnelles et tenter de discerner leur origine. Cela fait, je propose la méthode du cahier de mots pour approfondir cette ébauche puis recommande au consultant de faire appel à une aide extérieure et dont c’est le métier.

Il est bien évident que dans un tel cas de figure, il est exclu de faire un tirage sur un éventuel devenir affectif ou professionnel. Les lames ne montrent alors que du blocage et rien d’autre. L’avenir ne se prédit pas, il se construit…