Passer du rêve à l’action: mode d’emploi

ace-of-sword

Ça fait un bon moment que je veux écrire sur ce sujet.

D’abord, parce que je suis en plein dedans.

Ensuite, parce qu’il y a eu de nombreuses synchronicités qui m’aiguillaient sur cette voie. Je les ignorais, faute de temps, jusqu’à ce matin où, sur la page Facebook de Doreen Virtue, une carte s’est affichée :doreen-virtue-share-your-wisdom

« Share your wisdom« …Partagez votre sagesse.

Doreen expliquait que la carte avait littéralement jailli du jeu et qu’elle conseillait de partager son expérience par tous moyens, vidéos, blogs, etc…

Comme ça faisait plusieurs semaines que je tombais sur des appels du pied de ce genre, j’ai décidé de prendre deux heures pour cet article…

Ceux et celles qui me suivent depuis le début ont remarqué que je publiais moins souvent sur le blog. Un article par mois, je ne peux pas plus. En outre, je ne peux plus faire de consultations, faute de disponibilité. Je continue à manipuler mes jeux, je fais des tirages « des énergies », des présentations de jeux mais c’est vrai que je suis plutôt présente sur You Tube, moins chronophage. Mais je reste toujours archi connectée à mes Guides, qui sont bien présents. La preuve…

Tout ça pour vous dire que je suis débordée parce que, après des mois de tergiversations, de mal-être, de vieilles peurs paralysantes et bien accrochées comme de sangsues, j’ai enfin décidé de passer « à l’action« .

Vous connaissez sûrement cette situation: un élément important de votre vie, personnel, matériel ou professionnel ne vous convient plus. L’idéal serait de le modifier, seulement voilà:

  • l’inconfort est venu progressivement. Au début, tout allait bien et puis peu à peu, on a commencé à éprouver un mal-être. On a mis du temps avant d’identifier les causes et les raisons.
  • on a des habitudes et c’est sécurisant. Hé oui, l’inconnu fait peur et prendre des risques est plus facile à imaginer qu’à réaliser. Qui dit bouleversement voit le chaos avant d’envisager les bénéfices d’un retour à l’équilibre juste.
  • l’entourage – quel boulet, celui-là – nous en dissuade avec des propos dynamisants tels que « tu sais ce que tu perds, tu ne sais pas ce que tu gagnes« . Autrement dit, prendre son mal en patience jusqu’à ce que…??? Burn-out? Dépression? Pétage de plombs nucléaire?
  • on ne se sent pas capable. Quoi de plus normal? Des années d’habitudes inconfortables nous ont obligées à des contorsions mentales telles que la confiance en soi a disparu. On est en mode « survie« , on fonctionne avec les batteries de secours mais notre vrai moteur, celui capable de nous faire faire des pointes d’accélération dignes d’un guépard, est enfoui sous une couche de pollution mentale.

Et puis arrive le moment où l’on souffre vraiment: celui où l’on réalise tout cela mais sans être en mesure de franchir le pas, de prendre les décisions qui s’imposent. On s’accroche vaille que vaille à notre zone d’inconfort, on oppose des « oui, mais... » à toutes les suggestions qui nous guideraient vers une porte de sortie, bref on résiste des quatre fers alors que la route est de moins en moins praticable. Je crois que c’est vraiment le pire moment, parce qu’on prend pleinement la mesure de la merde dans laquelle on nage, mais on ne fait RIEN. Ça semble insurmontable.

Le jour où ça m’est arrivé, j’ai imaginé les dix prochaines années et …c’était tout simplement impossible. Ce soir-là, j’ai touché le fond et j’ai passé une nuit blanche. Mais au petit matin de ce 3 janvier 2016, j’ai donné un coup de talon pour remonter vers la lumière.

Je vais essayer de décomposer le processus de renaissance, étape par étape, car tout ne s’est pas fait en un seul jour, j’ai tâtonné, hésité et parfois eu envie de reculer, de retourner dans ma zone d’inconfort.

Mon problème

Il était d’ordre général, la totale, quoi. Personnel  mais surtout matériel et professionnel. Il faut savoir que j’ai arrêté mon métier d’origine – avocat – après 7 ans d’exercice, dont 2 ans à mon compte car je me suis mariée et j’ai eu trois enfants en 4 ans. J’ai souhaité m’en occuper et aussi m’éloigner d’une profession que je n’avais jamais tellement appréciée. Étant créative, j’ai repris des études en histoire de l’art puis j’ai monté une maison d’édition en littérature jeunesse que j’ai fermée en 2015, sentant venir la crise dans ce secteur.

La difficulté est venu du fait que j’exerçais en dilettante, uniquement motivée par la passion, mon mari se chargeant de faire bouillir la marmite. Forcément, il y a eu un décalage entre moi, accusée d’être peu rentable, et lui, obligé de travailler pour la famille. Sur ce, se sont greffées des pressions de moins en moins amicales pour m’obliger, me contraindre à reprendre le job d’avocat dans lequel je ne m’étais jamais sentie épanouie. Peu à peu, j’en suis venue à considérer le cercle familial comme une prison et aspirer à retrouver une liberté qui passait forcément par l’indépendance financière.

La clé du problème: retrouver une indépendance financière

Ça peut sembler simple mais pour moi, c’était énorme. Cela faisait près de 18 ans que j’avais quitté le Barreau et que je m’en remettais à mon mari pour la gestion du quotidien, celle qui consiste à payer les factures. Certes, mes bouquins m’avaient rapporté des sous mais pas de quoi faire vivre confortablement une famille de 5 personnes. C’était juste un complément, en aucun cas de quoi me permettre de m’assumer seule.

En outre, j’étais terrifiée à l’idée de retrouver le métier d’avocat. Je n’avais plus de Cabinet à moi, plus de clients et pour redémarrer, je n’avais pas d’autre choix que de bosser pour un Confrère. Or, il faut savoir que c’est une profession qui recense un taux de caractériels au m2 très élevé et je n’avais aucune envie de me confronter à eux. De surcroît, je suis faite pour créer, pas pour me plier aux directives d’un boss. Donc, j’opposais une fin de non-recevoir dès que mon mari revenait sur la question, c’est à dire très souvent.

Et en plus, 50 balais… Le premier choix des recruteurs, tiens.

Il fallait donc trouver autre chose.

Les tâtonnements

À cette étape, la situation était la suivante:

J’étais consciente que mon quotidien devenait intenable: cris, disputes, reproches, ce n’était plus gérable. Toutefois, je m’accrochais à cette situation plus qu’inconfortable car je conservais une sécurité financière  et c’était déjà ça… Du moins, je m’en persuadais.

J’étais consciente du fait que je devais retravailler de manière plus lucrative mais je refusais toujours de rempiler.

Je suis donc partie dans plusieurs directions: j’ai commencé à faire du coaching en développement personnel mais je me suis vite rendue compte que ma propre situation m’empêchait de gérer au mieux les charges émotionnelles afférentes.

Parallèlement, j’ai tenté de créer une association qui devait proposer une sorte d’assistance en gestion des ressources humaines aux TPE/PME.

Ça n’a pas été bien loin, pourquoi? Parce que je n’étais pas prête à sortir de ma zone de confort. L’idée était bonne mais… je ne la sentais pas. Et je n’avais pas la foi.

En fait, j’avais perdu confiance en moi, je ne me sentais plus capable de rien. De créer, d’innover, de démarcher, d’être commerciale, convaincante, cohérente et crédible. Sans parler de l’absence de soutien de mon entourage qui levait les yeux au ciel dès que je parlais de mes projets…

Autant dire que cette tentative avortée m’a laissée comme une baudruche dégonflée.

Retour à la case départ

C’est là où ça se corse.

On est découragé. On se dit que finalement, en se faisant toute petite, l’orage passera. On devient un zombie dans sa propre famille – t’es pas rentable, tu n’existes pas -, c’est tout juste si on ose respirer. On se dit qu’après tout, on ne manque de rien et que de toute façon, à 50 ans, faut pas s’attendre à grand chose… La liberté, l’indépendance sont juste des mots, des rêves et rien d’autre… Et puis votre entourage, y compris amical, vous a bien fait comprendre que vous n’étiez pas quelqu’un de réaliste, juste une aimable rêveuse. Dont acte. Si les autres le disent, c’est que c’est sûrement vrai.

Pendant cette période qui a duré 18 mois, plusieurs outils m’ont été d’un grand secours: la marche, la méditation, la spiritualité. C’est aussi l’époque où j’ai tenté d’aider plus mal loti que moi avec mes moyens: tarots, écoute… Ainsi, j’ai pu traverser cette phase douloureuse sans y laisser trop de plumes car il faut éviter de trop s’appesantir sur son sort.

Un autre outil précieux m’a permis de comprendre l’effet destructeur que peut avoir l’entourage: c’est le journal créatif. Il aide à mettre des mots sur ce qui fait mal, à identifier la douleur et surtout ses causes et c’est une aide sans prix pour sortir de ce bourbier. C’est lui qui m’a fait réaliser que mon Enfant Intérieur était profondément fragilisé et j’ai créé la Méditation pour guérir l’Enfant Intérieur, pour aider ceux qui en ont besoin.

Le déclic

À ce stade, vous sombrez ou vous vous relevez.

Pour ma part, je suis dans une phase de lucidité douloureuse: je sais ce qu’il faudrait faire pour regagner de l’argent rapidement mais je m’y refuse pour les raisons susvisées. Pas d’autres issues, je suis bloquée. Et toujours cette ambiance pourrie qui rend le quotidien très pesant. Je fais fréquemment des crises de tachychardie et mes relations avec mes enfants s’en ressentent. Mais rester dans ma zone d’inconfort est préférable au retour dans l’arène du Barreau, surtout après 18 ans. C’est mon choix, donc. Un choix dicté par…la PEUR.

Et puis un jour, la scène de trop.Les mots de trop.

Tu te réveilles d’un coup et tu te demandes si c’est toi, si c’est bien toi qui est en train de vivre ça.

Non mais…n’importe quoi….

Tu ne dors pas de la nuit. Tu te souviens de tout ce que tu as accompli, de ce dont tu peux être fière et que tu as OUBLIÉ.

Tu as OUBLIE que tu as quitté ton île, à 7000 kms, tes amis et ta famille, la fac pourrie d’Antilles-Guyane pour intégrer la meilleure fac de droit de France, que tu n’avais pas le niveau et que tu t’es battue pour y arriver et que tu en est sortie avec Bac +5.

Tu as OUBLIE que tu as bossé comme une folle le concours d’avocat, toute seule, pour le décrocher du premier coup avec de bonnes notes, là où les autres le passent deux ou trois fois.

Tu as OUBLIÉ que tu as créé ton propre cabinet en un temps record parce que tu ne voulais plus bosser pour qui que ce soit et qu’il y avait les factures à payer. Que tu as démarché, décroché ton téléphone et que ça a fonctionné.

Tu as OUBLIÉ que tu as créé une maison d’édition jeunesse parce que c’était ton RÊVE alors que tu ne connaissais rien au monde de l’édition. Que tu as tout appris sur le tas, les maquettes, les corrections, les fichiers imprimeurs et ça a fonctionné. Plus de 25 titres en 6 ans. Et que tu as démarré avec quasiment rien comme financement.

Alors, si il faut redescendre dans l’arène, hé bien… tu le feras. Tu en es capable.

Le passage à l’action

Là, il faut être pragmatique, organisée et rapide.

J’ai listé par écrit toutes les démarches à faire pour une réinscription rapide et j’ai contacté sans attendre les services concernés.

J’ai rencontré pas mal d’embûches administratives mais je les ai réglées une à une, méthodiquement. Toujours avec mes listes.

Puis, assurée d’une réinscription rapide, j’ai refait mon CV. Sans tarder, dans la foulée.

J’ai décidé d’utiliser mes faiblesses somme un atout. Mon âge = expérience. Mon parcours atypique= polyvalence, adaptation, curiosité intellectuelle, etc…

J’ai décidé de ne rechercher qu’un temps partiel afin que l’immersion ne soit pas trop brutale – c’est un métier où on court beaucoup – et surtout, je savais que je gagnerais peu: après 18 ans d’arrêt, les confrères ne me proposeraient pas la Lune. Donc autant garder du temps pour moi.

Et j’ai trouvé en trois jours. Ce qui me convenait. Mais l’histoire ne s’arrête pas là….

Rien n’arrive par hasard

Dès le début, j’ai demandé de l’aide à mes Guides.

Je leur ai d’abord demandé:

  • un Cabinet pas trop loin de chez moi
  • un boss quasiment absent
  • des dossiers pas compliqués et répétitifs pour une reprise en douceur

Croyez-moi si vous voulez, j’ai tout eu.

Je suis restée 7 mois dans ce Cabinet. Je gérais des dossiers de contentieux bancaire et de crédit à la consommation. La reprise s’était fort bien passée, je n’avais pas perdu mes réflexes.

Au fil des semaines, une idée a germé. Celle de créer ma propre structure mais sous une forme dématérialisée, avec un concept innovant.

Un ami ingénieur en informatique et habitué à créer ce genre de plate-forme a accepté de m’épauler, trouvant l’idée bonne.

Dès lors, mon travail a eu un sens: financer mon nouveau projet.

Au mois de septembre, j’ai souhaité changer de cabinet pour avoir des dossiers plus variés et moins d’audiences au Tribunal. J’ai donc sollicité mes Guides qui m’ont envoyé exactement ce dont j’avais besoin.

Pendant ce temps, mon projet avançait pas à pas.

J’ai rencontré les bonnes personnes qui m’ont aidée à prendre les bonnes décisions.

J’en ai rencontré d’autres qui m’ont fait confiance.

J’ai donc des semaines chargées entre la mise au monde de mon nouveau bébé et mes trois jours de boulot mercenaire.

Depuis le mois de janvier, je profite des formidables influx de 2017:

  • immatriculation de la structure
  • obtention d’un premier financement
  • mise en ligne prévue fin février

Pour mener à bien un tel projet, depuis sa conception jusqu’à sa réalisation, j’ai du faire un gros travail sur moi, pour surmonter peurs et appréhensions. Je me souviens que je reculais le moment de rédiger les statuts car ça voulait dire que « c’était pour de vrai ».

Voici les outils qui m’ont aidée à tenir le cap sans reculer:

  • la technique des petits pas: j’ai découpé chaque étape en menus morceaux afin de ne pas être affolée par l’ampleur de la tâche. Et chaque jour, une action, même toute petite: prendre des renseignements, remplir de la paperasse, monter une procédure… Au final, ça fait un gros morceau, sans s’en rendre compte.
  • le Bullet Journal: Si vous ne connaissez pas cette méthode, je vous invite à la découvrir ici… C’est un agenda personnel qu’on se fabrique soi-même en fonction de ses besoins et c’est génial pour y intégrer les phases d’un projet. Ça aide à lutter contre la procrastination!
  • s’associer: j’ai toujours fait cavalier seul et là, c’est bien agréable de travailler de concert avec une personne de confiance
  • une prise de risque calculée: j’ai provisionné moi-même une partie des dépenses prévisibles et ai emprunté une somme très raisonnable pour démarrer la campagne de communication, le montant des remboursements pouvant être pris en charge par mon budget personnel sans difficultés. De plus, je conserve mon job mercenaire le temps nécessaire. Pas de loyer, pas de personnel.
  • Éviter les fâcheux: j’ai délibérément tenu à l’écart tous ceux qui ne m’auraient pas soutenu…
  • Mes Tarots: Je les utilise rarement pour moi-même mais cette fois, c’était nécessaire. Ils m’ont montré les caps à franchir, la nécessité de vaincre mes vieux démons…et m’ont donné le feu vert.

Voilà, je suis donc à l’aube d’une nouvelle aventure passionnante. J’en ai rêvé mais il aura fallu de la sueur et des larmes pour me convaincre de passer à l’action.

J’espère que ce récit vous aidera dans votre chemin de vie, il n’y a pas d’âge pour ça car la notion de Temps est très relative… Bonne fin de semaine!

 

Advertisements

4 réflexions sur “Passer du rêve à l’action: mode d’emploi

  1. Merci pour ce témoignage. Des démarches comme la vôtre me démontrent que tout est toujours possible, même à 50 ans!!!! Cela me donne la motivation de penser à mes propres projets laissés en suspens….. Encore merci et très bonne continuation pour tout.

    J'aime

  2. Coucou !

    Je découvre votre blog avec délice ! Le tarot des filles j’adore !!
    Je trouve votre récit passionnant et en le lisant je me posais la question, est ce que dans une situation comme la votre on considère son mari comme un déclencheur pour vous pousser et vous remettre sur votre chemin, où est ce qu’on finit par lui en vouloir de toutes ces tensions concernant une situation qu’il a accepté au départ mais finalement ne lui convient plus ?
    En tous cas félicitation pour votre courage et votre belle énergie ! Créé ce n’est jamais une solution de facilité il faut plus courage et de créativité que les autres !

    J'aime

    • Hello et merci de votre message🍀
      Il y a eu à la fois de la colère de ma part et finalement cette situation tendue à ete un déclencheur car ce n’était plus vivable.
      Finalement c’est positif -toute épreuve à son utilité – puisque j’ai repris pied dans mon véritable Être …

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s